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Seven swords
Posted on 06 octobre 2005 à 18:12:42 CEST

Seven swords

La tant attendue nouvelle saga Wuxia signée Tsui Hark s'apprête à débarquer sur les écrans de France et de Navarre, le 30 novembre prochain. Bien décidé à revenir aux basiques du genre, le maître du cinéma hongkongais tient sa promesse de départ, en recourant le moins possible aux effets spéciaux et en envoyant valdinguer, au maximum, les artifices câblés. Enfin, on ne peut plus sérieux, Seven Swords met un point d'honneur à exalter les bons vieux sentiments chevaleresques, loin de la relecture esthétisante d'un Ang Lee, ou pis, de la post-modernité si chère à la génération Tarantino.



Cette épopée old school de quatre heures avait donc sur le papier tout pour séduire. On se délectait d'avance à l'idée de contempler ce qu'avait bien pu faire le réalisateur, même si la barre paraissait placée bien haute : dans les pas du chef d'œuvre de Kurosawa, Les Sept samourais, auquel il emprunte la trame, et en rentrant de facto en concurrence avec les artisans du Wu xia pian (films de sabres) modernes, dont Zhang Yimou, qui semble s'enfoncer dans une recherche formelle sans fin. Ses propres réalisations dans le domaine auront marqué l'histoire du cinéma contemporain, The Blade, pour citer le plus abouti, portait déjà un titre tranchant... Ce qui augurait du meilleur !



Hélas les considérations commerciales prirent bien vite le dessus, quasiment la moitié du film a été évacuée du montage final (2h30), même le DVD n'inclura pas la durée initiale.
On est donc en droit de s'interroger sur cette fameuse version fantôme !
S'agissait-il d'un fiasco total, ou le bon sens commerçant a-t-il eu raison des enjeux artistiques ?

A priori, une version raccourcie n'est pas synonyme de qualité amoindrie ; rien interdit à un découpage elliptique de rendre l'ensemble plus percutant visuellement, délestée de séquences trop explicatives, insultant au passage l'intelligence du spectateur.
En outre, dans l'industrie cinématographique, le sacro-saint label director's cut sert bien souvent d'argument de vente, initié par le département marketing au grand dam de l'auteur...



Cette adaptation d'un ouvrage phare de la littérature populaire, constitue probablement la plus grande déception de l'année. La narration confuse occulte les passages obligés, à peine esquissés. Résultat, on se fiche éperdument des nombreux marivaudages et autres coups de théâtre, les personnages ne sont pas traités de façon équitable, certaines de leur motivations nous paraissant, en conséquence, des plus obscures !



De la même manière, les combats d'épées souffrent d'un montage trop cut, ce qui, si l'on y ajoute une musique omniprésente (pour ne pas dire assommante) donne un aspect brouillon limite illisible à l'ensemble.



La créativité fut clairement entravée par des impératifs financiers, les deux personnages féminins principaux (convaincants au demeurant), pour prendre un exemple, semblent avoir été scénarisés uniquement pour plaire à une audience plus large : de la combattante "féministe" à la captive "soumise", qui s'émancipera grâce au concours masculin. Chacun y trouve son compte !



D'autre part, en faisant intervenir des protagonistes coréens, une part non négligeable des dialogues est déclamée en coréen, ce qui facilite assurément l'exploitation au pays du matin calme ! En définitif, ces prises de liberté avec le model originel, si elles ne sont guères pertinentes sur un plan narratif, ont rempli leur contrat : plébiscité par le public asiatique, de nombreuses suites sont en chantier, de quoi divertir pendant un long moment, l'immense public chinois.



L'histoire, en quelques mots, revient sur les tristes heures de l'empire du milieu : au 17ème siècle, la dynastie "légitime" Ming, issue de l'ethnie Han (ultra-majoritaire au point de se confondre avec le qualificatif "chinois") est renversée par les Qing, originaires de Mandchourie, lesquels pour asseoir leur autorité interdisent les arts martiaux, allant même jusqu'à faire exterminer par des traites mercenaires, les derniers praticiens et leur entourage. Au moment où l'étau se resserre sur "le village des arts martiaux" (!), la résistance s'organise, grâce à l'arrivée en renfort des sept "fines lames" du titre...



On voit bien ce qui a pu attirer le cinéaste, natif du Viet Nam, dans ce sujet, la permanence de la nation chinoise, toujours unie fasse aux colonisateurs, boucs- émissaires prétexte à un renforcement de la cohésion nationale. Ce n'est pas un hasard si c'est un chinois d'outremer, qui s'y colle : traditionnellement "les fils des mers du sud" ont joué un rôle déterminant dans la préservation de la culture ancestrale, même si ils se sont expatriés depuis des siècles, et ont été considérés comme des "renégats" par la même occasion... Les Frères Shaw, fondateurs de l'esthétique cinématographique hongkongaise (intrinsèquement chinoise), ont par exemple développés leur studio depuis la fédération malaise. Les sectes ou triades remplissaient originellement cette mission résistante. La saga Il était une fois en Chine de Tsui Hark, reprenait d'ailleurs déjà ce thème : il était en effet question de bouter l'envahisseur (occidental, cette fois-ci), hors des frontières.



Si le survol des ressorts dramatiques - faisant ressembler l'entreprise à une interminable bande-annonce - empêche toute adhésion (impossible de rentrer en empathie avec ces silhouettes et leurs péripéties, les émotions ne pouvant jamais s'installer dans la durée).
On retiendra, néanmoins, l'excellent travail de photographie au diapason des superbes décors naturels, des montagnes enneigées aux plaines arides du Xinjiang : et surtout les interprétations convaincantes d'un surprenant Donnie Yen, qui éclipse ses partenaires grâce à son charisme, et de Sun Hong-Lei, en chef psychotique de milice à l'apparence délicieusement anachronique (néo-punk tribal). Leur duel "entre deux murs", prenant place le long d'un couloir étroit d'un vestige architectural, permet un summum de créativité ! Climax incontestable du long-métrage... arrivé cependant bien trop tard pour qu'on se défasse de l'impression générale : Un coup d'épée dans l'eau !



Appréciation : 4 / 10
Auteur : sebastien s.
Date : 2 Octobre 2005

Credit : nihon-fr.com

 
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